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Ce cours vise à renforcer durablement les capacités nationales et subnationales en analyse géospatiale appliquée à la santé publique en République Démocratique du Congo. Il répond aux défis majeurs du système de santé congolais, notamment les épidémies récurrentes, les faibles couvertures vaccinales, les inégalités d'accès aux services de santé et les difficultés logistiques, dans un contexte marqué par l'étendue du territoire et la faiblesse des systèmes d'information sanitaire.
Le programme a été développé à partir d'un processus rigoureux et participatif, incluant une cartographie des parties prenantes, une évaluation approfondie des besoins dans plusieurs provinces, et une co-construction itérative validée par des institutions académiques et techniques nationales. Il est spécifiquement adapté au contexte opérationnel de la RDC et s'appuie exclusivement sur des données réelles nationales.
L'objectif général du cours est de permettre aux professionnels de santé (gestionnaires de données, cadres de zones de santé, analystes DPS, responsables de programmes) d'utiliser de manière autonome et routinière les outils géospatiaux (QGIS, KoboCollect, DHIS2) pour améliorer la planification, la surveillance épidémiologique, le suivi de la vaccination, l'analyse de l'accessibilité géographique et la gestion logistique.
La formation adopte une approche pratique et orientée vers l'action, structurée en modules progressifs :
● Fondements de l'analyse géospatiale en santé publique ;
● Collecte de données géolocalisées et cartographie thématique ;
● Surveillance épidémiologique et cartographie des flambées ;
● Analyse de la vaccination, de l'accessibilité aux soins et de la chaîne d'approvisionnement ;
● Assurance qualité des données, éthique, institutionnalisation et durabilité.
À l'issue du cours, les participants seront capables de produire des cartes thématiques et des analyses spatiales pertinentes, de contribuer à la prise de décision basée sur les données, et de jouer un rôle de formateurs relais dans leurs institutions. Le dispositif est renforcé par un mentorat post-formation de six mois et la mise en place d'une communauté nationale de pratique, garantissant la pérennité et l'appropriation institutionnelle des compétences acquises
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